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La prochaine génération est prête à se retrousser les manches. Ne la laissez pas filer.

Des milliers de personnes pleines de ressources recherchent un travail qui vaille le détour, axé sur un objectif et à la pointe de la technologie.

Qui remplacera la foule de travailleurs qualifiés qui s’apprêtent à quitter les chantiers ?

La perte de travailleurs qualifiés de la construction pose problème depuis un certain temps. La Grande Récession de 2008, combinée au confinement forcé par la COVID-19, a considérablement réduit la main-d’œuvre dans le secteur ; un recul dont il ne s’est pas complètement remis à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, les derniers baby-boomers arrivent à la retraite dans tous les secteurs d’activité. Ainsi, 41 % de la main-d’œuvre de la construction aux États-Unis prendra sa retraite en 2031.

En plus de réduire les effectifs, cette retraite massive va entraîner une perte de connaissances et d’expertise acquise sur le terrain. La construction a besoin d’une nouvelle génération de travailleurs pour redynamiser le secteur, absorber des connaissances et suivre la formation d’employés chevronnés avant leur départ définitif des chantiers. Mais pourquoi les jeunes ne semblent-ils pas vraiment intéressés par une carrière dans la construction ?

Chapitre 1

Le secteur de la construction pourrait gagner à faire peau neuve

À une époque axée sur la technologie, les processus souvent analogiques de la construction peuvent sembler archaïques aux yeux de la nouvelle génération, et les carrières dans le secteur semblent peu reluisantes.

Cependant, la construction connaît un changement pour le moins renversant. La technologie arrive en grande pompe sur les chantiers et dans le back-office, développant une culture de l’innovation qui change l’esprit même du secteur pour s’inscrire dans l’air du temps. Aujourd’hui, la construction se veut plus dynamique, passionnante et évolutive pour les travailleurs du BTP.

Par exemple, les valeurs de la génération Z en faveur de la durabilité s’alignent sur les initiatives écologiques mondiales de la construction : une cause commune qui est longtemps restée dans l’ombre et qui n’a pas été suffisamment mise en évidence par le secteur.

Chapitre 2

Les travailleurs de la génération Z s’épanouissent à leur manière

61 % des membres de la génération Z pensent que l’université n’est faite que pour ceux qui ont une idée bien précise de leur avenir. Pour un secteur comme celui de la construction, c’est un moyen de les convaincre en proposant une carrière stable et de bons salaires dès le début.

La différence de rémunération annuelle moyenne entre les postes d’entrée dans les écoles de métiers et les titulaires d’un baccalauréat n’est que de 12 000 $. Et lorsqu’on calcule les prêts contractés sur 4 ans d’université, ces 12 000 $ disparaissent de l’équation. La dette fédérale moyenne des prêts étudiants pour une formation de 4 ans s’élève à 36 510 $, la moitié des étudiants emprunteurs devant encore 20 000 $ après environ 20 ans sur le marché du travail.

Que l’enseignement supérieur corresponde ou non à l’ambition des étudiants, les parents et les conseillers ont tendance à les pousser vers l’université. Cela peut expliquer en partie pourquoi le taux de réussite des candidats au baccalauréat est de 60 % aux États-Unis.

Un sondage réalisé par l’Educational Credit Management Corporation (ECMC) montre que, peu à peu, les adolescents ne voient plus forcément les études de 4 ans à l’université comme la normalité après le lycée. 86 % des adolescents interrogés déclarent ressentir une pression de la famille, des parents et de la société pour suivre un programme de 4 ans, 58 % d’entre eux étant plus attirés par une formation professionnelle.

Pour mettre fin à ces interrogations et les convaincre de sauter le pas, le secteur de la construction doit repenser sa portée et toucher directement les adolescents du secondaire au moment de leur choix de carrière, soit en terminale.

Construction workers using mobile devices on a jobsite
Chapitre 3

Marche à suivre pour attirer la future main-d’œuvre de la construction

La génération Z veut une technologie qui impose un changement de paradigme, une contribution à apporter au monde et un travail avec une évolution bien visible. Vous trouvez qu’ils voient les choses en grand ? Pas nécessairement. Si ces caractéristiques font bel et bien partie du métier, elles passent sous silence. Comment faire passer le message pour donner envie à la génération Z d’y répondre ?

Voici quelques conseils pour vous rapprocher de vos futurs employés.

  • La génération Z est un peu plus hermétique à la publicité que les autres et se tourne plutôt vers l’avis des influenceurs pour prendre des décisions. Ainsi, les entreprises de construction doivent trouver des influenceurs sur le terrain et au bureau, pour une présence sans filtre sur les réseaux sociaux et un partage d’expérience authentique dans le secteur.
  • Certifications EDGE, LEED et GREEN STAR, bâtiments zéro carbone, recherche de matériaux pour l’espace, durabilité : la construction passe au vert et développe une éco-conscience. Profitons de l’évolution du secteur pour développer un leadership enthousiaste, dynamique et réfléchi pour la génération Z.
  • Les messages de recrutement doivent privilégier le salaire, la couverture sociale, le milieu culturel, les congés payés et les aides à la scolarité : des caractéristiques qui distinguent un simple emploi d’une véritable carrière. La génération Z vise l’excellence et elle peut l’atteindre si on lui donne un lieu de travail qui met en avant son attention et valorise sa présence.
  • Les technologies de pointe continuellement développées dans le domaine de la construction (BIM, IA, réalité virtuelle, exosuits, wearables) méritent plus d’attention. Les progrès technologiques époustouflants de la construction ont un public inexploité (et insoupçonné).
Construction workers using mobile devices on a jobsite
Chapitre 4

Une jeunesse formée à la croisée des chemins

Des objectifs, le secteur de la construction n’en manque pas et cherche à avoir un impact sur le monde. Il est temps de faire passer le message de façon audacieuse et éloquente à la main-d’œuvre de demain. La génération Z n’est ni obsédée par l’enseignement supérieur, ni effrayée de se salir les mains, ni enfermée dans un schéma d’évolution tout tracé. À ce jour, c’est peut-être la génération la plus pragmatique et ouverte d’esprit qui soit, à la recherche de l’épanouissement personnel.

Pour notre plus grand plaisir, les intérêts de la génération Z sont en concomitance avec des éléments du nouvel écosystème de la construction.

Pour les jeunes en quête d’un travail plaisant, d’un objectif qui les anime et d’un épanouissement professionnel, le secteur de la construction ne fait pas assez parler de lui. Il est temps d’inverser la tendance. Votre main-d’œuvre vous attend : allez la chercher.

Note: les sources de cet article sont uniquement disponibles en anglais.